
Démarrage...
La mère de toutes les routes. 18 jours de bitume américain, de Chicago à l'océan Pacifique.
On en rêvait depuis des années. La Route 66, la vraie, pas celle des cartes postales. Celle qui pue l'essence, le cuir chaud et le diner graisseux. On est partis à 12, motos chargées comme des mules, direction Chicago.
Les premiers jours dans l'Illinois et le Missouri, c'est plat. Mais c'est là que le rythme se cale. Tu trouves ta vitesse de croisière, tu te laisses porter. Les villages fantômes défilent, les stations-service abandonnées racontent des histoires.
“Tu comprends le truc au bout du troisième jour. C'est plus un voyage, c'est une méditation à 100 km/h.”
— Marc, quelque part dans l'Oklahoma
Le désert d'Arizona, c'est autre chose. Le soleil tape, l'asphalte ondule à l'horizon. On s'est arrêtés à Oatman, un bled avec des ânes sauvages qui se baladent dans la rue. Surréaliste. Et puis la dernière ligne droite vers Santa Monica, l'odeur de l'océan, et cette sensation que t'as traversé un pays entier avec tes potes. Imbattable.